« Vous,
vous êtes le corps du Christ, chacun a sa place, chacun a sa
fonction, tous sont utiles. »
(A. et M. Combes, d’après 1Co.12,27, lu par les enfants de l’école
biblique le 12-12-2004 à Angers).
Quarante jours après Noël, nous fêtons la Chandeleur, le 2 février.
C’est la fête de la lumière, célébrée par une grande
procession avec des cierges. Quelle Bonne Nouvelle peut-on prêcher
à cette fête ? Beaucoup lisent à cette occasion le récit
de la présentation du nouveau-né Jésus, “lumière pour les
nations”, au temple de Jérusalem, raconté par l’évangile de
Luc (Luc 2, versets 22 à 38).
Ce jour-là, autour de
l’enfant Jésus tout le monde semble trouver sa place, chacun a
sa fonction, tous sont utiles. Siméon le juste et Anne la fidèle,
les deux vieillards du récit sont les premiers à en témoigner.
Poussé et illuminé intérieurement par l’Esprit divin, Siméon
a le courage de venir au temple pour trouver le Christ et prendre
ensuite la parole. Anne, quant à elle, parle de Jésus à tous
ceux qui attendaient la délivrance, dans le temple ou ailleurs.
Elle devient ainsi avec Jean le baptiseur l’un des premiers témoins
du Christ. Veilleurs attentifs, Siméon et Anne ont choisi
d’attendre et d’accueillir la lumière dans le temple, au sein
d’une vie communautaire. Avec eux, chacun peut retrouver sa
place autour du Christ ; jeunes et vieux se réjouiront
ensemble. Le
Christ devient ainsi le fondement d’une véritable communion
fraternelle. C’est le message retenu pour la semaine de prière
pour l’unité des chrétiens 2005. L’union avec lui se trouve
en amont de notre vie communautaire. En lui laissant la place
centrale et décisive, la communion fraternelle est possible. Bien
sûr, l’expérience d’une vraie communion fraternelle est
exceptionnelle. Ce n’est pas cette expérience qui nous
maintient ensemble mais bien le fait de croire qu’elle est
possible, car le Christ est le lien qui nous unit. A cause de lui,
nous devenons tous complémentaires, nous avons besoin les uns des
autres : les autres sont comme des christs pour nous !
Dieu appelle chacun à son niveau, chacun sa vocation, chacun son
service. Notre liturgie de baptême rappelle qu’aucune
contrainte ne vous retient dans la communauté chrétienne. Si
nous venons à nous en séparer, nos amis affirmeront que nous
pouvons toujours y retrouver notre place. Par contre, si nous y
prenons place, notre présence rappellera à chacun la présence
du Christ lui-même.
Mino
Randriamanantena